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L'association

Le Partenariat Gamadji-Scherwiller

 

Qui n’a jamais entendu parler de Gamadji?

 

Ce village de 3000 habitants est situé à 500 km de Dakar, au Sénégal, dans une zone quasiment désertique du Sahel. C’est une région où la vie est particulièrement difficile.

 

Notre partenariat existe depuis 2002. Nous nous sommes tout d’abord investis dans l’éducation. L’école est actuellement la plus belle du département avec sa bibliothèque, son jardin pédagogique, ses sanitaires et sa cantine.

Les résultats scolaires sont excellents.

 

Nous avons également un projet de construction de salles de classes pour le nouveau collège.

 

Nous avons construit un centre de formation de couture destiné  aux  jeunes  femmes du village qui n’ont pas eu la chance d’être scolarisées. Cette réalisation leur donnera un espoir, une formation, un travail et un revenu.

 

Actuellement nous montons un projet de maraîchage sur 5 hectares. Il s’agit de donner du travail et donc des revenus, de lutter contre la sous-alimentation et de développer le commerce.

 

Nous avons également investi dans le réseau d’eau potable, et nous fournissons du matériel scolaire, des médicaments et des équipements de sport pour les jeunes. Les habitants de Gamadji sont fiers de ces réalisations.

 

A Scherwiller et environs, nous ne sommes pas inactifs, avec des interventions dans le milieu scolaire : écoles maternelle et primaire de Scherwiller (échange de correspondance), collège de Châtenois et de Dambach et école Sainte-Foy de Sélestat.

 

Nous organisons des soirées, des expositions photos, des ventes de produits artisanaux, qui nous permettent de sensibiliser sur la vie au Sahel et de nous  assurer des revenus pour poursuivre notre action.

 

 

Gamadji, un village du Sahel

 

Gamadji se trouve à 500km de Dakar et à 250km à l’est de Saint-Louis sur la seule route goudronnée du Nord du Sénégal. On peut la suivre jusqu’au Mali.

Le village compte environ 3000 habitants. Il n’y a aucune structure officielle au village (Mairie, état civil, services  publics...). Le village est organisé de manière traditionnelle : Chef de village, conseil des anciens, imam, marabout...

Une case santé vient enfin d’ouvrir ses portes.

A l’école, il y a une association de parents d’élèves. L’association des jeunes filles de Gamadji vient d’être créée.  C’est elle qui supervise la construction du centre de couture et qui en assurera la gestion.

 L’habitat est très dispersé. Trois boutiques vendent un peu d’épicerie.

Il  y a très peu d’emplois : quelques maçons, un menuisier, un pêcheur, des bergers. Le long du fleuve, s’étalent quelques cultures familiales.

 

Après les réalisations pour l’école, notre association a souhaité faire quelque chose pour les jeunes filles et jeunes femmes du village qui n’ont pas eu la chance d’être scolarisées. C’était également le vœu du village. D’où la réalisation de ce centre dont l’objectif est de donner une formation, un métier, un revenu, un espoir à toutes les femmes. C’est un très beau centre avec deux grandes salles de travail, une grande terrasse couverte, une petite pièce et des toilettes. L’ensemble est clôturé et l’inauguration s’est déroulée le 14 février. Les jeunes filles pourront travailler pour les villageois mais aussi fabriquer colliers, sacs, robes que nous pourrions vendre ici.

Il s’agirait d’un commerce équitable sans le moindre intermédiaire. Le bénéfice retournerait à Gamadji pour continuer son développement. Une belle réalisation et l’engouement de toute la population.

 

 

Lécole primaire de Gamadji

 

C’est aujourd’hui la plus belle du département. Elle est citée en référence dans tout le Sénégal. Les travaux ont duré de 2002 à 2008.

Dans un premier temps, un mur a été construit. Celui-ci a permis de protéger la cour contre les troupeaux qui divaguent à la recherche de nourriture. En plus des problèmes d’hygiène, ces passages d’animaux empêchaient toute culture.

                  

La réalisation du mur a permis la plantation d’arbres pour faire de l’ombre, de fleurs et surtout la création d’un jardin pédagogique.

 

Une bibliothèque a été construite et un important stock de livres offerts par la médiathèque de Sélestat et la bibliothèque de Scherwiller ont pu être acheminé gratuitement.

 

Des sanitaires ont été réalisés.

 

Une cuisine a été construite et une cantine fonctionne avec l’aide de Terre des Hommes Alsace.

Dix mamans bénévoles se relaient tous les jours. Avec elles et les enseignants, cela fait 500 repas. Les parents envoient leurs enfants plus facilement à l’école lorsqu’ils savent qu’ils vont manger.

 

Cette école est la fierté des villageois. Les taux de scolarisation et de réussite au certificat d’études sont parmi les meilleurs. En 2002, 225 élèves fréquentaient l’école, actuellement ils sont 431.

Deux nouvelles classes sont en constructions. Cette école fait la fierté du village.

 

Les jeunes qui vont au collège et a  lycée doivent se rendre à N’DIOUM distant de 4km  Il faut   aller à pied, sans chaussures, dans du sable, des plantes piquantes et par une température qui peut monter jusqu’à 45°. Cela fait 4 heures de marche par jour.

Pour la grande coupure de midi, il faut revenir à pied car il n’y a rien à manger dans ces établissements, à la maison les jeunes mangent une bouillie.

Le soir à la maison, ils font leurs devoirs à même le sol, le ventre vide, épuisés ou malades, la plupart abandonnent.

Mais aujourd’hui, à Gamadji, 3 nouvelles classes provisoires sont destinées aux élèves de 6e  et 5e.

120 élèves n’ont plus à marcher 4 heures par jour. Une victoire!

Dans un premier temps, l’association a acheté les bancs et les tables.

Nous avons également fourni du matériel scolaire, un t-shirt à chaque élève (voir photo ci-contre), un jeu de maillots de foot et un ballon.

Il s’agit maintenant de construire des salles de classe. Il y a un manque de livres et de matériels scolaires.

Nous comptons sur vous pour relever ce nouveau défi. Grâce à votre aide nous le réussirons.

La situation de la santé est très difficile. L’espérance de vie moyenne n’atteint pas 40 ans dans la zone sahélienne. C’est-à-dire que chez nous, à 60 ans, vous avez la même espérance de vie qu’une fille ou qu’un garçon de 20 ans. Cruelle injustice dont pratiquement personne ne se soucie chez nous.

Ce climat très difficile et cette désertification entrainent une sous-alimentation. Jamais de fruits, presque pas de légumes, ni de laitages, de la viande seulement aux grandes occasions (naissances, mariages, fêtes religieuses), eau contaminée, manque de produits et mauvaises conditions d’hygiènes, absence de prévention et de soins médicaux sont les causes de cette catastrophe humaine qui ne s’améliore pas.

Savez-vous que les médicaments que vous rendez aux pharmacies sont centralisés puis détruits, alors qu’auparavant les associations œuvrant dans le monde pouvaient en récupérer. Là-bas, les gens meurent faute de soins. Qu’est-ce d’autre qu’un crime contre l’humanité? Dans les villages isolés, toujours sans eau ni électricité, les femmes accouchent au sol, dans la poussière, sans hygiène, ni soins. La mortalité infantile est très élevée. Il faut parfois faire 15km pour chercher l’eau polluée aux puits, dans des chambres à air de camion en caoutchouc par 45° avec une charrette tiré par des ânes. L’eau bue dans ces régions est souvent brune.

 

Quoiqu’un fléau terrible, le SIDA (le Sahel est moins touché, il sévit plus au sud) n’est pas la maladie qui tue le plus en Afrique. C’est le paludisme (inoculé par un moustique) qui tue 2 à 3 millions de personnes par an, presque passé au silence. Pratiquement tous les habitants en sont atteints, du moins d’une manière latente. D’anciennes maladies reviennent en force : tuberculose, épidémies de choléra. D’autres se développent: méningites, hépatites, bilharziose. Cette dernière se contracte dans les eaux stagnantes. C’est un parasite qui s’installe dans les organes (reins, vessie, foie).

Celle-ci se développe d’autant plus depuis la construction d’un barrage à l’embouchure du fleuve du Sénégal. En amont, les eaux deviennent stagnantes ce qui favorisent  le développement des maladies parasitaires. À Gamadji, une case santé a enfin été construite.

Une infirmière, une sage-femme et quatre femmes du village y travaillent.

 

On y pratique des consultations (les infirmières ont la fonction de médecin), des vaccinations, des soins courants et des accouchements. Malheureusement, elles doivent être autonomes : achats de médicaments, électricité et salaires. Les consultations et médicaments sont payants. Ils ne sont pas chers mais ne sont pas à la portée de tous.

À Gamadji, il  y  a  un poste santé. L’infirmière et la sage-femme sont payées par l’état. Les quatre femmes du village qui y travaillent ne gagnent que

10 000CFA par mois, c’est-à-dire 15€. Cet argent ne suffit même pas pour acheter un sac de riz. Il faudrait 40 000CFA par mois, c’est à dire 60€. Elles étaient désespérées et voulaient arrêter. Notre association a pris la décision de les soutenir en leur versant la différence.

De plus nous fournissons d’importantes quantités de médicaments et de petits matériels.

Dans les financements des projets en Afrique réalisés par les grandes associations on ne prévoit jamais de budget de fonctionnement.

Voilà la réalité de l’Afrique aujourd’hui...

 

Leau

 

L’eau est un problème majeur. La plupart des villages n’ont pas de puits. Certains s’en trouvent éloignés de 10 à 15km. Il faut chercher l’eau avec des charrettes tirées par des ânes.

On remplit des bidons ou pire des chambres à air de camions, qu’on ne peut pas nettoyer à l’intérieur.

L’eau puisée n’est pas toujours excellente. Les abords des puits sont pollués.

Il fait très chaud de 40° à 50°.

Imaginez-vous dans quel état arrive cette eau? Celle-ci sert à se laver, faire la cuisine et boire. Les femmes font la lessive près des puits.

 

L’alimentation est insuffisante et déséquilibrée, de plus, le manque d’installations sanitaires entraine l’absence de soins et une mauvaise hygiène.

Ces dernières années, il n’y a pas eu de nouveaux forages. La population tente de fuir vers les villes ou à l’étranger. Et pourtant, ils sourient.à part les beaux discours, quand le monde va

 

Le fleuve Sénégal est la frontière naturelle entre le Sénégal, la Mauritanie au Nord et le Mali à l’Est.

Il constitue une richesse qui n’est pas assez exploitée : par manque de moyens, de formations, d’infrastructures pour développer les cultures et la pêche.

 

L’eau est très polluée. Le fleuve a déjà traversé plusieurs pays et il n’existe aucun ramassage de déchets, ni assainissement ou épuration.

Dans les villages, où il n’y a pas de puits, les habitants boivent l’eau du fleuve, de couleur brune dont l’analyse serait certainement effrayante.

 

Un barrage a été construit à l’embouchure à Diama. Il sert surtout aux cultures industrielles de la région : canne à sucre (sucrerie) et tomates (conserverie).

 

Mais en amont, les eaux sont peut-être régulées, mais elles stagnent plus souvent. Les rives sont infestées et des maladies comme la bilharziose (transmise par des larves qui pénètrent sous la peau) se développent.

 

De plus, il n’y a plus de dépôt de limon que les crues laissaient derrière elles. La production s’en ressent forte- ment et les récoltes suffisent à peine pour la consommation familiale.

 

Le Sahel

 

On définit comme zone du Sahel la ceinture qui forme la transition entre le Sahara et la savane de la zone sud du Soudan.

 

Les pluies d’été, tombant en fortes averses, sont caractéristiques de la zone du Sahel.

 

La quantité moyenne de précipitations s’élève de 100 à 200mm au Nord et de 400 à  800mm au Sud ; la saison sèche dure de 8 à 10 mois. Les variations annuelles du volume des précipitations sont très importantes et imprévisibles, des années relativement humides peuvent suivre des années sèches pendant les- quelles il ne tombe aucune pluie.

 

L’ agriculture

La situation est très difficile au Sahel. Les zones cultivables se trouvent le long du fleuve.

Gamadji se trouve sur un bras secondaire du fleuve Sénégal. Un barrage a été construit à l’embouchure près de Saint-Louis. Cela permet les cultures industrielles. Un autre barrage se trouve au Mali.

Les barrages ont réduit les crues, ce qui a eu pour conséquence la réduction des zones inondables naturelles ainsi que l’absence de dépôt de limon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’intérieur des terres vers le sud

 

L’avancée du désert, le manque de puits, de pluies et de moyens d’irrigation rendent les cultures pratiquement inexistantes.

La population possède des troupeaux faméliques à la recherche d’une rare nourriture. La vie est très dure dans ces villages qui se trouvent parfois à 15 km d’un point d’eau et sans électricité.

La nourriture est toujours la même : une bouillie de riz ou de mil.

La nourriture est insuffisante et déséquilibrée : très peu de viandes, de légumes, de fruits. Manque de protides et de vitamines. Où est l’aide internationale?

 

Gamadji se trouve au bord d’un bras du fleuve.

De l’autre côté, l’île à Morfil (aux éléphants) est désertifiée. Les derniers animaux ont disparu dans les années1960. Les habitants y cultivent le mil. Les récoltes sont maigres, les zones inondables se sont réduites. Plusieurs semaines avant les récoltes, les habitants vivent dans les champs pour chasser les oiseaux.

Les hommes avec des lance-pierres, les femmes et les enfants se déplacent en tapant dans les mains.

Le battage se fait avec des bâtons.

Les seuls outils agricoles sont les houes.

 

 

Les Jeux

 

Les Filles

 

 

Leur jeu favori est la corde à sauter. Elles les confectionnent avec des vieux bouts de ficelles ou des vieux morceaux de tissus. Cela peut paraître d’un autre âge ici mais elles sont heureuses lorsqu’elles sautent à la corde.

Une leçon d’humilité pour tous les enfants d’ici souvent insatisfaits et capricieux.

Elles jouent aussi à la dinette mais comme elles n’en n’ont pas, c’est avec beaucoup d’imagination qu’elles utilisent des bouts de bois, des chiffons, des cailloux…

Pour jouer aux dames elles utilisent des petits galets clairs et foncés. Pour les cases, elles font des petites cavités dans le sable. Elles fabriquent des poupées de chiffons avec des bâtons et des morceaux de tissus mais sans matériel : ciseaux, fil, aiguilles…

 

Mais très tôt aux environs de 10 ans elles commencent à travailler pour aider leur maman : porter les seaux sur la tête, chercher du bois parfois à plusieurs kilomètres pour faire la cuisine, laver le linge à la main…

La plupart des papas sont partis travailler en ville ou à l’étranger et les mamans sont seules pour assumer toutes les tâches. Et dans les cases il n’y a aucun appareil ménager : cuisinière, four, frigo, lave-linge…

Mais au travail comme pendant les jeux, les filles que vous croisez sourient et ne se plaignent jamais.

 

Les Garçons

 

 

Le football est le roi des jeux. Pieds nus ou avec des tongs, ils courent dans le sable et tapent dans un vieux ballon sous un soleil de plomb avec des températures qui peuvent largement dépasser les 40°, tout en rigolant, parfois aussi en s’engueulant, comme tous les enfants qui jouent au football.

 

Ils fabriquent ce qu’ils appellent des voitures. Avec un fil de fer, ils attachent une boite de conserve au bout d’un bâton et courent en poussant cette boite devant eux. Ou bien des pistolets faits avec un bout de bois, du caoutchouc récupéré  dans de vieilles chambres à air et quelques clous rouillés.

Tout ça sans aucun matériel, un caillou faisant office de marteau.

Ces jeunes enfants sont très débrouillards.

Les magnifiques jouets vendus dans les « villages artisanaux » aux vacanciers n’existent pas en dehors des zones touristiques. D’ailleurs qui pourrait les acheter ?

Les garçons sont eux-aussi appelés à travailler très jeunes : garder les troupeaux, chercher de l’eau. Les puits peuvent se trouver à 10km du village. Dans ce cas, ils utilisent la charrette.

Dans le sable, sous une chaleur étouffante, sans aucun loisirs organisés ni gadget, les enfants savent rire, sourire et accueillir. La leçon de tout ça  n’est pas de la tristesse.

 

 

Un enfant chez nous possède plus de jouets que tous les enfants d’un village de plusieurs milliers d’habitants. D’ailleurs en dehors des très grandes villes, il n’existe aucun magasin de jouets.

Comme il n’y a aucun jeu individuel (ordinateurs…) les enfants jouent entre eux avec des objets très simples qu’ils fabriquent eux-mêmes.

Le Président se rendra à Gamadji du 13 février au 13 mars 2018

 

Projet pour notre Village

Des étudiantes de l'INSA de Strasbourg ont en projet de nous aider à Gamadji et sont au début d'un montage pour financer la construction d'une salle communal dans le village. Vous pouvez consulter leur démarche via leur compte facebook sous le nom de Projet Gamadji Saré.

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 Nos prochains RDV :

Participation reconduite au Forum des Arts et de la Culture à Sélestat.

 

Spectacle de Danse Orientale et Théatre le dimanche 25 févier à 16 h 30 à la salle Haag.

le 10 novembre se produiront "Joel et Patrick" une soirée comique sur le thème de Bourvil.

et un Concert de Gospel le 22 décembre à l'église de Scherwiller avec les Sun Gospel Singers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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